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30/04/2008

AUTONOMIA ERAKUSKETA

Hitzordua hartua zela New Yorkeko Miren Itziar Albisu lehendakaria- rekin, iritsi gira, gu Iparraldeko bederatzi lagunak, arratsaldeko 5etan, Brooklynen kokatzen den Euskal Etxerat.
"Gu, Nazio Batuen Erakundean dagoen jatorriko herrier buruz da- goen batzarrean parte hartzera etorri gara New Yorkerat. Iparralde- ko herritarren delegazio bat osatzen dugu eta Iparraldeko Euskaldu- nen eskubideen aldarrikatzerat etorri gara.
Gu herritarrak gira eta hiru elkartetakoak gara (Autonomia Eraiki, Herri Topa eta Gazte Dinamika), gure artean gazteak, artista bat, irakasleak, empresariak, elkarte langileak, gizon emazteak.

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29/04/2008

INTERVIEW D’AUDREY HOC

Êtes vous reçu par la communauté basque américaine, comment cela se passe-t-il ?
Samedi 26, nous avions rendez vous à l'Euskal Etxe de Brooklyn avec la présidente Miren Itziar Albisu pour une soirée expo et débat. Toz y a présenté ses oeuvres, nous avons réalisé une traduction simultanée trilingue, français, euskara et anglais.
Ensuite, on a présenté le pourquoi de notre présence à NY, le forum et les associations que nous représentions (Autonomia Eraiki, Herri Topa). 
La soirée fut courte néanmoins intéressante et cela nous a  permis d'établir un premier contact avec la communauté basque de NY. Ce premier contact s'avère positif pour le futur.
Cette semaine, Toz expose à la librairie Bluestocking Bookstore, 172 Allen Street, East Lower Side. NYC. Hier, lundi 28, nous y avons présenté l'exposition ainsi que notre démarche à l'ONU.

Quel accueil avez vous reçu à l'ONU ?
Globalement plutôt bon, de la part des peuples l'accueil est plus que positif. Mais cette réaction avait déjà été observée l'année dernière lors d'une prise de contact sur le terrain.
De très bons contacts avec les Mapuches du Chili, les Touaregs d'Algérie, du Niger et du Mali, avec les Innus du Québec, les Kanaks, les Maoris ainsi que plusieurs groupes autochtones d'Equateur, ainsi qu'avec les communautés arméniennes d'Arménie Occidentale.

Quelles sont les autres délégations ?
Les délégations sont nombreuses, environ 500 personnes, tous les continents sont représentés sans exception, peuples autochtones de Sibérie, d'Asie du Sud Est, d'Océanie avec Guam et Samoa, Pyg- mées, Peuls, une grosse représentation latino américaine avec les Kitchwas et Aymaras, Lakota des Etats Unis et Dene du Canada...

Quels liens nouez vous avec elles ?
Les échanges sont nombreux et intensifs, conversations informelles , échanges de cartes de visite, promesses de rencontres, remise de documents, encouragements solidaires dans le travail à mener...

Avez-vous pu vous exprimer sur le Pays basque ?
Aujourd’hui, mardi 29, Xan Marguirault s'est exprimé au nom d'Au- tonomia Eraiki devant toute l'assemblée. Il était 28ème sur 61 dans la liste des orateurs du jour portant sur la thématique des Droits de L'Homme.63302441.jpg
Trois minutes de parole, et pas une seconde plus, pour évoquer la situation du Pays bas- que nord. Le groupe a sollicité l'Instance Per- manente sur le fait que la France se devait de respecter les engagements internationaux dont elle s'est portée garante. Autonomia Eraiki a insisté sur le devoir d'appliquer les articles de la Déclaration des Droits des Peu- ples Autochtones, notamment celui assurant le droit à l'autodétermination des peuples. Autonomia Eraiki a souligné que la France a bel et bien adopté la dite Déclaration. Pour afficher l'intégralité du texte lu devant l'assemblée, cliquer ici.

Quelle est la raison principale de votre visite ?
Nous sommes là afin d'exiger la reconnaissance de nos droits en tant que Basques du nord. Nous demandons à être reconnus comme Basques, Peuple à part entière, autochtone, à l'intérieur du terri- toire français.
De fait, nous demandons à ce que cette assemblée de l'ONU veille à ce que la France respecte ses engagements internationaux, notam- ment ceux portant sur les Peuples Autochtones.
Dans ce sens, nous avons également demandé à l'Instance Per- manente la nomination d'un expert autochtone pour la zone «Euro- pe de l'Ouest» et avons proposé la candidature d'un expert basque.

Qu'attendez vous de l'ONU ?
L'ONU est un outil supplémentaire dans notre demande de recon- naissance, certes symbolique, mais qu'il ne faut pas négliger et mettre de côté. Il faut agir partout, localement, au niveau national, européen et international.
Concrètement, cette assemblée de l'ONU est un rendez vous à ne pas manquer afin de nouer des liens importants avec les autres peuples du monde entier. Ensemble, en unissant nos voix, nous obtiendrons la reconnaissance de nos droits.


podcast
 

28/04/2008

LE POINT À MI-PARCOURS

542748538.jpgNous sommes à mi-parcours de cette 7ème session de l’Instance permanente de Nations Unies sur les Questions autochtones à New York. Gabi Mouesca ayant été empêché de participer à la délégation citoyenne (refus de visa non expli- qué à ce jour), depuis Bayonne il est quotidien- nement en contact avec nos compatriotes d’Iparralde (Pays basque nord). Pour le blog Autonomia, il fait le point. 

Comment cela se passe t’il pour eux ? 

Les membres de la délégation présente à l’ONU sont tous très fatigués. C’est un exercice très particulier que de se trouver au coeur d’une telle instance. Les assemblées et réunions se succè- dent à un rythme important. Des milliers de personnes provenant de tous les continents sont là qui espèrent tirer un profit maximum de leur déplacement sur New York. Les citoyen(ne)s composant la délégation d’Iparralde ne sont pas habitués à ce rythme, à ce type d’activité. Mais leur détermination est grande et ils sont bien conscients qu’ils leurs faut être actifs et réactifs.  

Pas trop perdus au coeur d’une mégapole telle que New York ? 

Il y a eu bien évidemment quelques gags, quelques exploits à mettre à l’actif de certains membres de la délégation qui ont appris à leur dépend que se déplacer à  New York n’est pas se déplacer dans la vallée de Baigorri ou au petit Bayonne... mais globalement, ils ont vite compris les codes de fonctionnement et les moeurs locaux. L’important dans un tel déplacement est de partir avec l’esprit d’ouverture, de découverte et d’acceptation de la différence. Tous les membres de cette délégation sont dotés de ces qualités-là. Ce qui  garantie une immersion facilitée dans un monde qui, il faut bien le reconnaître, est bien différent de ce que nous connaissons ici, en Euskal Herri.

Un premier bilan à mi-parcours ?

Il est, bien évidemment, impossible de tirer un quelconque bilan de cette opération en cours. Une chose est cependant certaine, c’est que la délégation s’est trouvée en un lieu où étaient réunis un nombre très important de peuples avec lesquels les basques ont des points communs très forts. Les questions de l’atteinte à l’identité et à la dépossession du bien commun (territoire) sont autant de réalités dramatiques que beaucoup de ceux qui sont présents lors de cette session partagent. Et puis, les membres de la délégation basque ont eu l’occasion de rencontrer beaucoup de personnes issues de mouvements qui militent pour la défense des droits des peuples. Ces rencontres sont la base d’un travail commun à venir. Il y a eu des volontés très fortes manifestées à ce niveau là. C’est extrêmement positif pour ce qui est de l’avenir.

Quelles ont été les participations de la délégation aux travaux menés lors de cette session de l’ONU, y a-t-il eu des prises de parole de leur part ?

Le fonctionnement de cette Instance est tout aussi rigide qu’il peut être souple. En fait, les temps d’intervention sont réglés comme du papier à musique... théoriquement. Mais certains intervenants semblent avoir une tendance lourde à oublier le temps qui passe dès lors qu’ils ont la parole et le micro en main. Ce qui est à l’évidence compréhensible lorsque l’on sait la charge dont certains intervenants sont les porteurs. Ils sont les porte-voix de peuples en péril, de peuples martyrs. La délégation basque devrait intervenir durant cette seconde partie de session.

Un travail particulier sera t-il effectué pour partager cette expé- rience au plus grand nombre dans les jours et semaines à venir ?

Rappelons que depuis le début de cette opération, un journaliste des radios basques, Jojo Bidart, rend compte quotidiennement sur les ondes de divers aspects de ces journées passées à l’ONU. Vous pouvez également trouver les fichiers audio de ces émissions sur le blog. Enfin, il y aura dans la presse locale un compte-rendu de cette opération dans les jours qui suivront leur retour de New York. Arrivée prévue le 3 mai.  

 

AFRIQUE, POLYNÉSIE, PÉROU...

1830499482.jpgLa deuxième semaine de cette 7ème session de l'UNPFII débute par des pri- ses de parole de délégués africains, po- lynésiens, guatémaltèques, péruviens.  Nos compatriotes n'ont pas encore pu s'exprimer à la tribune faute de temps (le nombre d'inscrits étant vraiment très important) mais gageons qu'ils réussi- ront à porter la voix de notre peuple autochtone basque dans les jours qui viennent. Nous publions le reportage audio du jour de notre envoyé spécial, Jojo Bidart. 


podcast

25/04/2008

LES PEUPLES DOIVENT VIVRE

 

Un message unanime pour les représentants de peuples autochto- nes à cette 7ème session onusienne de l'UNPFII :

 

Myriam Sanchez (Kitu Ecuador)   Nicolas Chango (Salasaca Ecuador)

 

   Fred Djiskelni (Dene Canada)          Alexandra Grigorieva (Sibérie)

24/04/2008

2/ AVEC ISABEL ORTEGA

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Aujourd'hui, de nos envoyés spéciaux à la 7ème session de l'UNPFII, un nouveau reportage audio en basque : une belle rencontre avec Isabel Ortega Ventura, sénatrice bolivienne et présidente du Parlement Indigène d'Amérique...

23/04/2008

1/ REPORTAGES AUDIO


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podcast

De Jojo Bidart et Audrey Hoc, les "envoyés spéciaux" d'Autonomia Eraiki pour des reportages quotidiens (en basque) diffusés en direct sur Irulegiko Irratia et retranscrits sur ce blog. En ouverture de cette 7ème session de l'UNPFII, à noter la présence remarquable et remarquée du président bolivien, Evo Morales.

 

 


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podcast

Pour tout contact direct avec les membres de la délégation citoyenne basque présente à New-York, dans le cadre de la 7ème session de l'Instance permanente des Nations Unies sur les questions autochtones : audreyhoc@hotmail.com
Autre contact, en Pays basque : gabrielmouesca@gmail.com - mobile : 06 23 16 27 23
 

22/04/2008

UN IKURRIÑA À NEW YORK

Nos compatriotes de la délégation Autonomia Eraiki sont bien arrivés à New York. Aujourd'hui fut une journée de repos bien mérité après un périple quelque peu "compliqué" pour certains (Xan et Toz, absents sur la photo, qui auront vécu quelques mésaventures avec leur chargement de 9 tableaux). En attendant les premiers témoi- gnages écrits de nos camarades et les "choses sérieuses" qui de- vraient concrêtement débuter jeudi, une première photo de groupe derrière l'ikurriña (drapeau basque) qui devrait bientôt floter pour la première fois de l'histoire à l'ONU.

 

21/04/2008

SIMPLES CITOYENS BASQUES

1880542084.jpgLa présence ces jours-ci, à New-York, au sein de l'ONU, de la délégation citoyenne composée d'abertzale (patriotes basques) d'Iparralde provoque, pour le moins, un mouvement de curiosité, pour ne pas dire qu'il provoque un réel mouvement de sym- pathie. C'est une première, et comme toute première, ça interpelle. L'originalité de la démarche aussi probablement. Point de chefs de partis politiques en vue, pas plus que des habituels porte parole. Juste des citoyen(ne)s ayant le désir de témoigner, d'affirmer quelques vérités profondément encrées dans l'esprit de beaucoup en Iparralde. Et c'est à l'ONU. Ce lieu qui incarne pour nombre de nos contemporains l'organisation supra nationale par excellence. Et penser que de simples citoyen(ne)s d'Iparralde puissent s'y exprimer donne un goût savoureux à cette démarche. C'est armés de leurs convictions personnelles, mais également d'un message clair auquel adhèrent un nombre croissant de gens d'Iparralde que cette délégation va vivre cette 7ème session de l'Instance permanente sur les questions autochtones de l'ONU.

HERRIAK BIZI BEHAR DU ! (Le peuple doit vivre !) Ce leitmotiv que plusieurs générations de militant(e)s d'Iparralde ont porté, parfois au prix d'un engagement total, sera cette fois-ci dit, clamé au coeur de la représentation des nations du monde. Cette opération qui, quelques jours durant, sera évoquée de-ci de-là (et surtout ici), ne nous fera pas oublier que ce n'est pas de slogans et de discours que le changement se nourrit, mais bien des actions au quotidien, du don de soi, du travail accompli par les uns et par les autres au nom d'un idéal commun.

Cette délégation citoyenne abertzale témoignera de notre volonté de vivre. Face au monde, au coeur des Nations Unies. Mais c'est nous, ici et maintenant, qui avons à accomplir l'ouvrage indispen- sable. Celui de la reconstruction nationale. Pour continuer à marquer de notre présence l'Histoire de l'humanité.

Gabi Mouesca

18/04/2008

TOZ EXPOSE À NEW YORK

Patientez, les 9 toiles défilent automatiquement

TOZ est un artiste vivant sur la côte basque. Cette fin de semaine il s’envolera pour New York avec la délégation citoyenne d’Iparralde (Pays basque nord) afin d’assister à la 7ème session de l'Instance Permanente aux Questions Autochtones de l'ONU. Dans ses bagages, 9 toiles qu’il a spécialement créées pour l’occasion et qu’il exposera le vendredi 25 avril toute la journée à l’Euskal Etxea de New York… 9 toiles comme les 9 lettres du mot AUTONOMIA. TOZ nous livre ici quelques explications sur sa démarche :

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